Définition :

Le diabète est un problème de métabolisme, il se caractérise par une hyperglycémie chronique, c’est-à-dire un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé.

Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, sécrètent de l’insuline. L’insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang.
Une autre hormone, le glucagon, permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en dehors des repas, lors d’une baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie
C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas.

Type de diabète :

Prédiabète : tous type d’âge.

Type 1 : enfant et adolescent. C’est une maladie auto-immune contre le pancréas qui ne produit plus d’insuline.

Type 2 : adulte et adolescent en surpoids. Dû à une insulino-résistance, le pancréas produit de l’insuline, mais qui est peu ou pas efficace. Le sucre est mal utiliser par le corps et la glycémie augmente.

Comment diagnostiquer un diabète ?

Le client boit beaucoup et urine beaucoup. Car le corps cherche à évacuer le sucre. Il y a une surcharge du corps.

On constate une altération de l’état général, avec une perte de poids et de la fatigue.

Au niveau sanguin, avec un bilan sanguin, si la glycémie à jeun <1,26g ou <2g non à jeun, il y a une suspicion de diabète. Il faudra vérifier les taux avec au moins deux bilans.

Le bilan sanguin de l’hémoglobine glyqué quant à lui donne le reflet du taux de sucre sur les 3 derniers mois.

Si le taux de glycémie est élevé <1,1g , il faut effectuer une surveillance un  prédiabète est possible.

Fonctionnement des deux types de diabète :

Diabète de type 1

Dans ce type de diabète, l’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta du pancréas et les détruit, c’est une maladie auto-immune. Il n’y a plus de production d’insuline, le glucose ne peut pas être utilisé par le corps, le taux de sucre dans le sang augmente. L’excès de sucre est alors éliminé par les urines.

Le diabète de type un peut être dû à une prédisposition génétique

Diabète type 2, ou diabète gras :

Dans ce type de diabète, l’insuline n’est peu ou pas efficace. C’est une insulinorésistance. Elle est liée aux masses grasses qui posent des problèmes de communication et une fatigue cellulaire, modifiants ainsi les réponses des cellules. Cela cause une fatigue et une congestion des tissus du corps sur plusieurs plans. Sur le plan hormonal notamment au niveau du pancréas avec une surcharge émotionnel. Au niveau nutritionnel et micronutritionnel à cause des mauvais apports et de l’épuisement des réserves de l’organisme, mais également à cause de l’altération du microbiote intestinal amenant à une dénutrition.

Le corps ne peut pas utiliser le glucose correctement, le taux de sucre augmente alors dans le sang. Le corps cherche à éliminer cet excès via les urines, ce qui cause une soif accrue et une miction fréquente. 

Prise en charge du diabète

Le suivi par un médecin est obligatoire, en complément, un suivi effectuer par un professionnel de la nutrition ou de la santé naturelle est fortement conseiller.

Le diabète est une maladie à prendre au sérieux : un mauvais diagnostic peut amener à une glycation. La glycation va abîmer les vaisseaux, et causer des problèmes circulatoires.

Peuvent en résulter une dialyse s’il y a une atteinte des reins, des amputations si la circulation sanguine est fortement impactée, une cécité si les yeux sont atteints.

L’hygiène de vie est fondamentale dans la prise en charge du diabète.

Dans un fonctionnement métabolique normal, le sucre est le principal carburant de l’organisme, or chez les personnes souffrants de diabète, le sucre ne peut pas être utilisé par le corps.

Prise en charge allopathique

La prise en charge du diabète tel qu’il soit, doit faire partie d’une prise en charge et d’un suivi régulier.

D’une manière générale, les personnes diabétiques, privilégieront un régime alimentaire avec un index glycémique bas.

Attention aux sucres cachés !!!

Le diabète de type 1 nécessite l’administration d’insuline, une alimentation adaptée ainsi qu’une activité physique régulière.

Le diabète de type 2 nécessite lui aussi une alimentation adaptée, et la pratique d’une activité physique. Dans les diabètes de type 2, la médication dépendra du patient et de ces pathologies, un diabétique peut cumuler plusieurs pathologies qu’elles soient liées au diabète ou non. Ces médications s’accompagnent souvent d’effet secondaire…

Prise en charge naturopathique

En naturopathie, la prise en charge du diabète passe par une vision hygiéniste, alliant alimentation et exercices physiques. Il faudra adapter les apports alimentaires en fonction des besoins et des dépenses du client.

D’un point de vue alimentaire, il convient de faciliter la digestion, avec des aliments très digestes, il faudra également choisir des aliments limitant la toxémie, afin d’éviter une surcharge métabolique.

L’activité physique joue également un rôle majeur dans l’accompagnement de la maladie. Avoir une activité physique permet une meilleure oxygénation de l’organisme ainsi qu’une meilleure utilisation des nutriments.

À alimentation égale, une personne ayant une activité physique aura une meilleure utilisation des glucides, et une meilleure communication cellulaire.

L’alimentation :

L’alimentation étant primordiale dans la prise en charge du diabète, il convient de proposer une alimentation adaptée à chaque personne.

En général dans les diabètes :

Éviter les aliments qui congestionnent la cellule :

  • Attention aux aliments encombrant le système digestif : les graines et céréales qui demandent une gestion digestive et métabolique plus compliquée. Il vaut mieux en réduire les apports.
  • Charcuterie, fromage, protéines, sucres, qui sont « lourds » pour le métabolisme et qui sollicitent le pancréas.

Les aliments à privilégier :

  • Les légumes
  • Les micronutriments
  • Les fruits, attention quelques-uns en fonction de la glycémie
  • Les aliments avec un index glycémique bas afin de limiter la charge glycémique
  • Privilégier les protéines « légères »

Régimes cétogènes : Attention avec un suivi, il demande un encadrement.

Tout le monde ne bascule pas en cétose, parfois la néoglucogenèse a du mal à se mettre en place. Pour savoir si le corps entre en cétose, il faut effectuer des tests notamment avec des bandelettes urinaires.

Les signes cliniques de basculement en cétose sont principalement les maux de tête et de la fatigue.

Un basculement en cétose est parfois désagréable, notre organisme fonctionne glace au glucose c’est son carburant. Dans le régime cétogène, le corps utilise les composés cétoniques comme carburant énergétique. Cela demande un changement métabolique.

Un régime cétogène induit de réduire notre consommation de sucre, et d’utiliser les lipides et protéines pour fonctionner.

Voici les consommations de sucre en fonction des types de régimes cétogènes :

Cétogène strict >20g sucre/jour

Cétogène modéré >50g sucre/jour

Cétogène light >100g sucre/jour à favoriser

Dans un régime cétogène, les lipides ont une grande importance, on utilise donc de bonnes huiles, notamment riche en oméga 3, car elles protègent les vaisseaux sanguins qui peuvent être fragilisés par le diabète.

Attention aux diabètes compensés qui amènent le corps en acidocétose.

Jeune intermittent

Un jeune intermittent de 12 ou 14 h est plus malléable, et mieux toléré qu’un régime cétogène. Il ne pose en général aucun problème même chez personnes les insulinodépendantes, il demande néanmoins un accompagnement.

L’avantage d’un jeune intermittent, c’est l’apport restreint en calories permettant une perte de poids, est une meilleure gestion de la glycémie, notamment des pics glycémiques.

Le jeune intermittent peut être proposé soit le soir, soit le matin en fonction des clients suivant leurs besoins et leurs préférences. On rappellera qu’il est préférable de prendre un repas contenant des glucides le soir s’il y a des problèmes de sommeil, et qu’il faudra proposer un petit déjeuner salé (notamment protéiné) si le client un besoin d’un « coup de boost » le matin.

Une surveillance du taux de glycémie est nécessaire.

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